Toyota Prius: l’hybride à maturité
La troisième génération Prius est à la fois plus puissante tout en étant plus propre que jamais. C’est aussi la plus aboutie des hybrides du marché.
Fin 2008, plus de 1,2 millions de Prius avaient été vendues à travers le monde. Un chiffre qui donne tort à ceux qui n’ont pas cru à la technologie hybride. A commencer par les constructeurs européens et plus particulièrement français. A leur décharge, il faut admettre que le succès continental de la Prius a tardé à venir. 130.000 vente en europe dont 20.000 dans notre pays en huit ans. Peu et beaucoup à la fois.
Mais le mouvement s’accélère et la troisième génération Prius qui arrive sur le marché n’aura aucune peine à faire exploser les statistiques. D’abord parce qu’elle s’inscrit plus jamais dans l’air du temps. Aujourd’hui, rouler en Prius ; c’est s’afficher comme écologiquement correct. Une façon de dédramatiser la voiture, chargée de tous les pêchés ou peu s’en faut.
Ensuite, parce que la nouvelle familiale hybride Toyota s’est hissée au niveau de ses concurrentes à motorisation classique en matière d’habitabilité, de confort et d’agrément. Peut-être au point de faire de l’ombre aux berlines les plus dynamiques du marché mais suffisamment pour satisfaire l’automobiliste moyen qui demande avant tout à sa voiture de le transporter dans des bonnes conditions.
Basée sur la plate-forme de l’Avensis dont elle se pose en rivale directe, la Prius (4,46m de long, 1,74m de large) conserve son style caractéristique, gage d’une aérodynamique performante (CX : 0,25), qui fait aussi partie de sa personnalité et la distingue au premier coup d’œil des modèles plus conventionnels.
A bord, Toyota a amélioré la présentation d’ensemble avec des matériaux plus valorisants alors que l’habitabilité est en progrès. Une affaire de quelques millimètres par ci par là mais l’impression générale est positive. La coffre passe à 445l (+30l) pour se mettre au niveau de la moyenne de la catégorie. Un point important car l’encombrement des batteries pénalisait les premières générations.
Seulement 89 g/km de CO2
Jouant la carte du hig-tech, Toyota a dote la Prius III d’équipements inédits dans son segment : affichage tête haute en série, faisant apparaître dans le pare-brise les principales indications (vitesse, navigation…), ventilation à énergie solaire limitant la température dans l’habitacle, climatisation télécommandée rafraîchissant l’habitacle pendant trois minutes avant le démarrage, « touch tracer » sur le volant gérant le système audio, la clim’ et l’Eco drive (aide à la conduite économe) sans lâcher le volant ni quitter la route des yeux…
Le système hybride a été entièrement repensé. Précision apportée par Toyota : 90% des éléments qui le composent ont été redéfinis. La puissance (136ch) et le couple progressent de 25% alors que parallèlement les émissions polluantes ont été réduites (seulement 89g/km de CO2).
Trois modes de fonctionnement sont possibles : EV avec la seule motorisation électrique pour quelques kilomètres, Eco pour limiter au mieux la consommation et Power pour disposer du maximum de puissance. Le tout avec l’aide du Eco Drive qui affiche au tableau de bord la rendement optimum.
Des tarifs pertinents
Bilan : des performances en hausse (0 à 100km/h en 10,4 secondes) et des normes de consommation en baisse (3,9l en cycle mixte). En théorie, on peut parcourir 1150km sans passer par la pompe à essence. Dans les faits, sans rouler à l’économie mais en adoptant un rythme détendu, favorisé par la transmission électrique à variation continue, on tourne autour des 5l. Une valeur d’exception.
Bien équipée, en particulier en matière de sécurité (sept air bags, contrôle de stabilité avec assistance directionnelle…) la Toyota Prius concurrence les berlines familiales classiques avec des arguments certains. Et ce n’est pas son prix qui posera problème. Avec les 2000 euros de prime écologique, elle reste dans le marché. La bonne conscience en plus !
Toyota Prius à partir de 25.690 euros




















