DS3 : Allegro vivace
Le premier modèle de la nouvelle gamme DS ( Distinctive Série) ambitionne de marcher sur les plates-bandes de la Mini et de la Fiat 500. Sans chercher à faire vibrer la corde de la « newstalgie ».
Le succès planétaire de la Mini fait rêver tous les constructeurs. On peut les comprendre. Une citadine premium au style flatteur, personnalisable à l’infini ou presque et permettant de réaliser de grosses marges. Un raccourci trivial ? Sans doute mais il y a de ça. Fiat en ressuscitant la « Cinquecento » a confirmé la tendance porteuse à la « newstalgie ».
Citroën qui surfe sur les succès commerciaux et sportifs (merci Sébastien Loeb) a flairé le bon coup à jouer. Mais en s’abstenant de regarder dans le rétroviseur même si l’appellation DS peut laisser supposer le contraire. Un simple clin d’œil et un énorme buzz il y a un an lorsque la nom de DS a été dépoussiéré pour lancer les Distinctives Séries, une gamme à part de modèles décalés jouant la carte du design et de la mode.
Première Citroën a arborer ce sigle new look au design joaillerie, la DS3 n’a rien de passéiste. Un choix délibéré. Si on se retourne sur son passage ; c’est grâce à une silhouette (3,95m) résolument moderne, dominée par un pavillon « flottant » de couleur contrastée, agrémenté à la demande d ‘une collection de stickers, appelée à se renouveler régulièrement. Un exercice de style personnel et réussi .
Leçon de dynamisme
A bord, Citroën a soigné la présentation. Un bon en avant qualitatif déjà apprécié sur le nouvelle C3. La DS3 fait encore mieux. Matériaux flatteurs , bandeau de planche de bord couleur carrosserie, bloc trois compteurs souligné de chrome, volant à méplat, riche équipement optionnel (en particulier de superbes sièges enveloppants en cuir ), assemblage satisfaisant dans l’ensemble : tout n’est pas parfait mais la comparaison avec ses concurrentes directes tourne à l’avantage de la française.
Les amateurs (et amatrices) de voitures urbaines haut de gamme pourront opter pour la DS3 sans avoir l’impression de rentrer dans le rang…
Le meilleur est à venir. Aguicheuse à l’arrêt, la DS3 se montre carrément irrésistible dès qu’on en prend le volant. Un effet immédiat qui tient à la fois à une direction précise et bien calibrée, des suspensions ménageant le confort malgré des roues de 17 pouces, superbes esthétiquement mais impitoyables, un châssis vif et équilibré. Une vraie leçon de dynamisme qui met le sourire aux lèvres.
Le plaisir est au rendez-vous, tant dans la circulation urbaine que sur la route. Il y a du jouet pour grande personne dans cette DS3. S’il faut trouver un point commun entre elle et la Mini ; c’est celui-là. Pas de place pour l’ennui !
D’autant que les seules versions disponibles à la campagne d’essai presse étaient animées par le 1.6 THP essence de 156ch, accouplé à une boite à six rapports. Un moteur vif-argent (0 à 100km/h en 7’’3) participant à l’agrément d’ensemble de cette DS enjôleuse.
Seul point négatif constaté : une pédale de frein à la course ultra réduite, manquant de nuance et propulsant le passager avant dans le pare-brise au moindre effleurement. Comme sur la DS, la vraie ! Un rappel historique superflu.
Par rapport à ses concurrentes, la DS3 avance par ailleurs des arguments plus terre à terre. Un espace à l’arrière un peu confiné mais permettant d’accueillir deux adultes de façon correcte et un coffre de 312dm3, sans commune mesure avec ceux des Mini et Fiat 500. De quoi donner au désir l’apparence de la rationalité….
DS3 à partir de 15.400 euros (DS3 1.6 THP Sport Chic 20.000 euros)
Essai : Dominique MAREE




















