Il faut imaginer Adeline Hazan heureuse

« Je ne suis pas entrée en politique à un moment ou à un autre, mais progressivement. Mes fonctions de magistrate et la présidence du Syndicat de la Magistrature m’interdisaient un engagement politique direct au travers d’une adhésion à un parti. Je viens d’une famille de droite, mais j’ai toujours pensé à gauche pour avoir très tôt été frappée par les inégalités sociales. Très vite aussi j’ai pensé que la gauche était le seul engagement possible face à ces inégalités ».

Arrivant à la Mairie de Reims, il faut imaginer Adeline Hazan impressionnée par le poids de l’histoire, par tout ce que la fonction peut représenter en charge et responsabilité. Alors, elle a compris qu’elle, après d’autres, allait incarner la ville de Reims. Evidemment, son expérience de conseillère de l’opposition allait l’aider et elle a compris qu’elle ne s’était pas trompée. « Le mandat de Maire est de tous les mandats politiques le plus attachant et j’ajoute que j’irai au bout de la mission que les électeurs m’ont confiée, ne serait-ce qu’à travers ce mandat et un second, parce que l’ampleur du projet que nous mettons en place exige un temps raisonnable ».

Une ville pour tous

Ce que la ville devient, elle s’en dit responsable et elle signe. Que chacun à Reims, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne, trouve sa place dans le meilleur environnement possible. Que cette ville soit aussi attirante pour tous ceux qui la découvrent. Adeline Hazan rencontre, dans cette exigence, ses convictions. « J’ai toujours privilégié ce carrefour de la psychologie, de la justice et du social, quand j’étais magistrate comme aujourd’hui en tant que Maire. Cette mission au service des Rémois passe bien avant toute idée de carrière politique ».

Bien sûr, il y a Lille et Martine Aubry. Les photos, les vidéos et les commentaires. « Lorsque l’on me dit que je serais ministre si la gauche passe aux prochaines présidentielles, cela me fait sourire. Je ne fais pas de politique fiction. Ce qui m’intéresse c’est que la gauche gagne et que ce soit avec Martine Aubry ». Bien sûr, elle est convaincue que la meilleure candidate est Martine Aubry. Mais il existe un abîme entre l’orgueil et la vanité. « Je ne me pose pas la question de savoir si oui ou non je serais au Gouvernement. Nous sommes nombreux à travailler pour Martine Aubry et dans le Gouvernement resserré qu’elle mettra en place rien ne dit que j’y serais ».

Le temps de deux mandats

Sa priorité, elle est ici à Reims, quoi qu’il arrive, avec ce besoin de la durée pour faire aboutir le projet 2020 qu’elle a élaboré avec son équipe. 2020, le terme d’un second mandat. Tout ce qui dépend directement de sa volonté est fait rapidement, mais bien des dossiers demandent du temps, des partenaires et des négociations. Un exemple : le devenir de la BA 112. « Je n’ai pas les moyens d’agir sur des communes, et c’est le cas, qui ne sont pas dans Reims Métropole. Pour autant, je note la faute de l’Etat sur ce dossier et je milite fortement pour que l’emploi soit la priorité des réalisations à venir sur ce site ».

 

Tenace Adeline Hazan ? Le contraire serait fort étonnant. A l’évocation de ses échecs en politique, elle sourit. Deux législatives et une élection municipale plus loin, elle a su, comme beaucoup d’autres politiques, que la ténacité est une mesure payante pour qui sait attendre. « Quand je veux quelque chose, je fais tout pour l’avoir ». Tenace, mais pas teigneuse. Elle se trouverait plutôt sympathique même si, paraît-il, elle ne le montre pas a priori. Adeline Hazan a lu Albert Camus.

Le bonheur et la passion

Elle sait, en citant le Mythe de Sisyphe, le travail pénible et la joie de l’œuvre accompli, même quand tout est à faire ou à refaire. Il faut donc imaginer Adeline Hazan heureuse. Vouloir faire est un impératif du bonheur. « Ma vie personnelle est réussie. J’ai beaucoup d’amis. Jusqu’ici, je n’ai pas de problème de santé. J’exerce une fonction passionnante. Comment alors ne pas être heureuse ? Il faut ce minimum de bonheur pour exercer un mandat politique qui n’est pas toujours facile ».

Elle dit : « J’ai réveillé la ville de Reims ». Paraît-il, ses adversaires politiques, au moins ceux qui sont honnêtes, le disent aussi. La ville se réveille, nuance. Mais comment douter de quelqu’un qui vous dit que son bonheur passe aussi par celui des autres ? Tout ego digéré, il faut alors imaginer les mots retrouvant leur sens. Politique : comprendre, discuter et gérer les affaires publiques. C’est au bout de sa tâche, le travail accompli et redescendant dans la vallée, que Sisyphe est vraiment heureux.

 

 

 

3 Commentaire(s) sur "Il faut imaginer Adeline Hazan heureuse"

  1. Ce n’est qu’un au revoir Mme Hazan car vous êtes une battante !

    J’ai eu l’occasion de vous rencontrer par deux fois :

    * Au repas des personnes agées ou je vous ai trouvé attentive à chaque personne et souriante, tout en serrant la main de nombreuses personnes

    * en vous découvrant en visite à la mosquée de Sainte Anne de Reims, un dimanche après midi ! Et oui, même le dimanche, j’ai ete surprise de voir que vous travaillez !

    Je suis rémoise et j’avoue avoir remarqué de nombreux changements depuis votre arrivée dans ma ville :

    * une ville nettement plus propre

    * le respect de votre promesse de rendre le parc de champagne gratuit

    * des parcs mieux entretenus et des installations gratuites pour s’adonner au sport

    Je n’ai qu’un reproche : vous avez oublié le nombre grandissant de demandeurs d’emploi en ne prenant pas le thème de l’Emploi comme priorité.

    Les loyers devenus bien trop chers pour des retraités :

    Voici un exemple : 710 E de loyer par le foyer remois pour une retraite de 1100 E. Aucune aide !

    Je ne parle pas des impots tous confondus qui se montent à 1600 E pour une personne seule retraitée !

    Parlons des Jeunes : les visites des musées gratuits pour les -26ans !

    Une ville enlaidie par les tags immondes illuminés, la nuit, sous les ponts ! Qui peut admirer ce genre d’horreurs en conduisant ? Qui paie l’electricité à votre avis ?

    Des voitures chaque week end de brûlées par des personnes ivres ou drogués qui demeurent impunies !

    La violence et le racket que l’on trouve même dans le centre ville ! A quoi sert la police ? les Caméras d’installées puisque l’on ne peut les reconnaitre avec leur capuche !

    Je ne parle pas des mendiants originaires des pays de l’est que l’on trouve à tous les coins de rue aujourd’hui…même sur les marches principales de la cathédrale de Reims ! Quelle belle impression cela doit donner aux touristes !

    Des parkings trop chers qui ont fait fuir la population en laissant mourrir les magasins du centre ville

    Mais qui paie tout cela ? Seuls les contribuables et les retraités aujourd’hui…

    Voila mes raisons pour lesquelles je n’ai pas voté pour vous. Je tenais à vous le dire.

    Pourtant si vous saviez à quel point j’aime ma ville ! Mon site le prouve d’ailleurs car je fais connaitre Reims et ma région grace à lui !

    Marie-Ange

  2. Thérèse Coubez | 18 juillet 2014 à 5 h 52 min |

    durant votre mandat de Maire de Reims, j’ai apprécié votre détermination à répondre aux courriers quels qu’ils soient

  3. Thérèse Coubez | 18 juillet 2014 à 6 h 31 min |

    Dans cette Ville que vous avez quittée pour des fonctions qui correspondent à votre charisme, la vie continue, à l’international et dans les quartiers

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