Le projet de reprise du journal L’Union à Reims abandonné
27.6.2012 - 19.26
Mario Rossi, ancien adjoint à la Culture de Jean-Louis Schneiter réagit ce soir à l’abandon des négociations et s’en prend vivement à la CGT. Voici le texte de son message
« L’UNION EST PRES DU DEPOT DE BILAN: L’ INCROYABLE CHOIX DE LA CGT. »
On connait depuis des mois la situation financière difficile des journaux locaux du groupe Hersant -Médias. Le groupe de presse Rossel a fait une offre pour former une Holding avec Hersant. Malgré le soutien des salariés à ce projet la CGT majoritaire a voté en CE contre le projet Rossel. Le groupe belge a aujourd’hui retiré son offre. Conséquence : le plus que probable dépôt de bilan et le risque de disparition des 640 emplois des journaux concernés.
LE JUSQU’AU BOUTISME DE LA CGT.
On peut s’interroger sur la position de la CGT dans cette affaire. Evidemment la proposition de Rossel était dure et aboutissait à un maximum de 220 suppressions d’emplois. Certes il y avait probablement des questions à régler que nous ignorons. Pour autant quand l’ensemble des salariés s’est prononcé pour la poursuite de la discussion on pouvait supposer que leurs représentants tiendraient compte de leur position. Pas du tout, les comités d’entreprise, où la CGT est majoritaire, ont maintenu leur refus en sachant que ce refus entrainerait le retrait de la proposition Rossel et le dépôt de bilan. Les salariés sont écoeurés de ce qui ressemble à des manoeuvres syndicalo-syndicalistes dont le but n’est plus de protéger et de défendre leurs intérêts. En France les syndicats sont peu représentatifs , ils ont encore moins de crédit que les Partis Politiques. Pour le coup des attitudes comme celle observée sur ce dossier les décrédibilisent davantage.
640 EMPLOIS ET DES JOURNAUX EN DANGER.
Une poignée de cégétistes obéissant à on ne sait qui, pour on ne sait quel intérêt, mettent en péril 640 emplois. Nos journaux vont au dépôt de bilan : Un règlement judiciaire permettra peut-être un retour de Rossel mais certainement dans des conditions bien plus défavorables. C’est peut-être la disparition pure et simple de notre journal l’UNION qui s’annonce. Ce qui est sur c’est que la CGT a mis fin à une offre acceptée par les salariés et que demain ces salariés seront peut-être au chômage: ils sont 640.
27.6.2012 - 17.49
Adeline Hazan réagit à l’annonce de l’abandon des négociations pour la reprise de l’Union. Dans un communiqué, la Maire de Reims dit qu’on pouvait « craindre ce retrait, suite à l’impossibilité du groupe Rossel et du syndicat majoritaire CGT de trouver un accord ». « Cette décision est particulièrement alarmante. Je pense tout d’abord aux salariés du journal L’Union. Ce sont des centaines d’hommes et de femmes qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation d’incertitude sur leur avenir professionnel. Il s’agit d’un véritable drame économique et social pour notre territoire et son bassin d’emploi. Mais cette situation témoigne plus généralement des difficultés auxquelles est confrontée la presse régionale dans notre pays. Le risque de voir disparaître le seul journal local de notre territoire est un recul dangereux de la liberté d’expression et du droit d’informer. Reims a besoin d’une presse locale indépendante et de qualité. Avec ce retrait, l’incertitude est désormais totale quant à l’avenir des salariés de l’Union et la survie elle-même du titre de presse est engagée.Je le regrette fortement et en appelle donc à la responsabilité de l’ensemble des partenaires afin que de nouvelles négociations puissent avoir lieu « .
Selon nos confrères de France 3, qui citent l’ AFP, le Groupe Rossel se retire du projet de rapprochement « obligé de constater que les conditions nécessaires à la faisabilité du plan d’affaires qui le sous-tendaient n’ont pu être réunies ».


















On peut evoquer aussi la casse de l’imprimerie locale savamment organisé par Hersant pour mieux investir en Suisse, non ?