Reims mise sur la Culture

« La culture n’est pas une variable d’ajustement » proclame Arnaud Robinet. Alors que beaucoup de villes préfèrent fermer des structures ou arrêter des festivals, le Maire de Reims veut faire de la culture l’un des moteurs de l’attractivité de la ville. Il en a parlé avec Pascal Labelle et Catherine Coutant, en charge de la Culture et du patrimoine, lors d’un point presse.

Ce n’est pas nouveau diront les opposants mais les orientations diffèrent. Arnaud Robinet tacle l’équipe précédente en rappelant que de nombreux projets du mandat n’étaient, en réalité, pas financés.

2016 va donc marquer la mise en cohérence de l’offre culturelle. Le budget culturel sera stabilisé et un pacte culturel sera signé avec l’Etat et le Ministère de la Culture. Un document d’orientation culturelle sera d’ailleurs élaboré et discuté au conseil municipal.

Le prochain de ces conseils sera consacré le 1er février à ce dossier culturel puisqu’il y sera question du rayonnement international du musée des Beaux-Arts,  de la création d’un espace Foujita et d’une maison consacrée à la rénovation et à l’extension du musée des Beaux- arts, sans oublier le lancement d’une procédure de sauvegarde du centre-ville et bien d’autres projets culturels.

La ville de Reims souhaite un rayonnement international, pour des collections du musée des Beaux-Arts, inédit par son ampleur, à travers plusieurs expositions prévues en 2016 et 2017 au Japon et en 2018 aux USA. Du 29 avril au 3 juillet, le Nagoya city Art museum (Japon) accueillera une exposition itinérante intitulée « Léonard Foujita ; un art poétique entre l’Est et l’Ouest ». Elle présentera une partie des oeuvres données par les héritiers de Kimyio Foujita en 2013 et 2014 au musée des Beaux-Arts de Reims, complétée de toiles de musées français (le Musée d’art moderne de la ville de Paris) et japonais. L’exposition se poursuivra ensuite dans deux autres musées japonais : le Hyogo Prefectural Museum of art du 16 juillet au 22 septembre 2016 et le Fuchu Art Museum du 1er octobre au 11 décembre 2016.  En 2018, une cinquantaine d’œuvres impressionnistes de l’école de Barbizon et une grande partie de la collection de Corot seront présentées aux Etats-Unis, dans le cadre de trois expositions successives, notamment à Seattle. Il s’agit d’une co-production avec la société Art Center Basel.

Sujet polémique de la dernière campagne municipale, la création d’un grand musée est confirmée par Arnaud Robinet. Le choix a été fait d’une rénovation et d’une extension de l’actuel musée de la rue Chanzy. L’extension porte sur le parking situé juste à côté du musée et sur le jardin arrière fermé au public pour l’instant. Les travaux pourraient commencer avant la fin 2020. Des architectes de renom seraient intéressés par le projet croit savoir le Maire de Reims. En attendant ces travaux, et comme c’est le cas à la cartonnerie avec le Flore, des lieux de convivialité devraient être mis en place sur le site actuel. Une maison du projet sera ouverte en fin d’année dans l’ancien office de tourisme près de la cathédrale pour permettre à chacun d’en connaître le contenu et son évolution. La galerie de culture rejoindra aussi ce lieu.

Reims poursuit aussi un programme d’ampleur de restauration et de conservation d’édifices et monuments en s’appuyant sur politique de mécénat fructueuse avec un montant recueilli de 1,26 M€ en 2015, un total trois fois supérieur à celui de 2014.  Les actions de restauration et de préservation programmées en 2016 portent sur la poursuite de l’intervention sur la porte de Mars, la remise en eau et restauration de la fontaine Subé qui vient débuter pour s’achever au printemps, le lancement de la restauration de l’Eglise Saint-Maurice, des études d’évaluation pour la basilique Saint-Remi et enfin l’Hôtel de ville. Pour ce dernier, un programme de restauration d’ampleur est prévu jusqu’en 2021, incluant la restauration des façades et couvertures, la mise aux normes de la sécurité incendie, la mise en accessibilité et le remplacement du système de chauffage.

Enfin Reims entend fêter son patrimoine dignement à l’occasion en 2016 du double anniversaire : l’inscription en 1991 de la cathédrale Notre-Dame, du palais du Tau et de l’ancienne abbaye Saint-Remi sur la Liste du patrimoine mondial et l’inscription en 2015 des « Coteaux, Maisons et caves de champagne ». Plusieurs temps forts sont prévus, notamment à l’occasion du week-end des Journées européennes du patrimoine dont une exposition en extérieur et au Cellier, à partir du 17 septembre, « Patrimoines revisités » une exploration inédite de la ville et de son histoire.

 

Panorama non exhaustif de la culture à reims

4, c’est le nombre de structures conventionnées de Reims: une scène nationale (le Manège), un Centre dramatique national (la Comédie), un Centre national de création musicale (Césaré), une SMAC (scènes de musiques actuelles, la Cartonnerie).  On peut y ajouter des entités à fort rayonnement comme l’Opéra, un Fonds régional d’art contemporain soutenu dans le cadre d’une convention. Une dizaine de festivals sont soutenus par la ville de Reims : les Flâneries musicales de Reims, Reims jazz festival, Elektricity, Interpol’Art, Reims Scènes d’Europe, Méli’môme, Boom-bap festival, Clin d’œil, Orbis pictus, Jonglissimo ou encore Bisqueers roses.  Sans oublier le Conservatoire à Rayonnement Régional, cinq musées, une friche artistique, un nouveau lieu culturel (Le Cellier) et un planétarium….

 

 

2 Commentaire(s) sur "Reims mise sur la Culture"

  1. Panorama non exhaustif de la culture à reims : « et le Sunnyside Festival » 😉

  2. Panorama non exhaustif de la culture à Reims : 5 musées (municipaux) et le palais du Tau.

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