Sunnyside Festival: le jazz se fait une place au soleil

Du 13 au 28 mai 2016, Jazzus Productions dégoupille du jazz dans l’agglomération de Reims avec les grands artistes d’aujourd’hui et de demain.

Kyle Eastwood a un illustre père habitué à crever l’écran comme acteur et comme réalisateur. Le cinéma ne coule pas pour autant dans ses veines. C’est plutôt le virus de la musique que Clint (lui-même joueur de piano à ses heures) a inoculé à son fils aîné en écoutant en boucle les disques de Duke Ellington, Count Basie, Miles Davis… et en l’emmenant régulièrement avec lui au Monterey Jazz Festival (Californie). Kyle Eastwood est aujourd’hui bassiste, contrebassiste et compositeur, auteur notamment des bandes originales de Gran Torino, Million Dollar Baby Invictus.

Le jazz est sa maison. Une maison ouverte, dans laquelle il laisse entrer d’autres sons, d’autres genres. A son répertoire, autant de reprises de ses « maîtres » que de compositions personnelles. Au sein de son propre quintet, il déploiera son talent et offrira son groove aux Rémois le 28 mai prochain, quelques jours après avoir fêté ses 48 ans. Une tête d’affiche internationale ne fait pas un festival mais le crédibilise, augmente son prestige, souligne sa valeur. Kyle Eastwood sera la cerise sur le gâteau appétissant que Gilles Gautier et Jean Delestrade ont imaginé pour la 2ème édition du Sunnyside Festival, monté en partenariat avec l’Opéra, Césaré, La Cartonnerie, la Pellicule ensorcelée, le Palais du Tau

L’un des grands éveilleurs

Reims peut s’enorgueillir d’avoir d’une grande ouverture musicale, sautant de l’opéra aux musiques actuelles, de la musique classique au jazz. Ses affinités avec le jazz sont aussi anciennes que vivaces. Jazzus Productions en est l’un des grands éveilleurs. Cette société coopérative de production (SCOP), « dont les salariés sont maîtres à bord et partagent équitablement le pouvoir, les décisions et les résultats », veut dépasser le cercle des passionnés de la première heure pour attirer vers le jazz et les musiques connexes un public plus vaste, curieux, capable de vibrer même sans le support de la culture et de la connaissance. Le Sunnyside Festival « franchit les barrières esthétiques en proposant des artistes qui font le jazz d’aujourd’hui et n’hésitent pas à le croiser avec d’autres influences. »

La première édition en 2015 avait intéressé plus de mille spectateurs. Outre Kyle Eastwood, Jazzus Productions a misé pour ce deuxième rendez-vous sur Thomas Enhco solo, Victoire du Jazz catégorie Révélation de l’année 2013, Cory Henry, le trio Daniel Erdmann, Les Violons Barbares, le collectif Ozma avec Raphaël Schwab et Julien Soro, mais aussi le jeune pianiste azerbaïdjanais Elchin Shirinov, le batteur frénétique Edward Perraud ou le violoniste improvisateur Dominique Pifarély.

Le festival investira différents lieux de l’agglomération, dont certains comme la maison des ventes Chativesle, le Lieu Minuscule ou la Chambre de commerce ne sont pas nés pour accueillir des concerts. Pour présenter le jazz au très jeune public, Sunnyside ira aussi dans les crèches de Reims et Cernay-lès-Reims avec le spectacle d’éveil musical de Marcel Ebbers et à la maison des arts musicaux de Saint-Brice-Courcelles et à l’école Danube de Reims avec Jazz Toons de Sébastien Leibundguth. Tous les âges pourront se retrouver le 14 mai au Boom Base place Stalingrad pour un « Grand Bal Zazou », moment de fête et de swing autour des années 40, en compagnie de Secrètes Boudoir.

 

Tous les évènements sur WWW.SUNNYSIDE.FR

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