Reims: le Luchrone ou la renaissance de l’oeuf

Son auteur, Alain Laboucher, n’aime pas qu’on l’appelle ainsi mais, pour tous les Rémois, le Luchrone est bien « l’oeuf » qui fut installé Place de la République voici 30 ans.

Après des années d’oubli et grâce à la mobilisation des réseaux sociaux, le Luchrone va retrouver sa place dans la cité . Les élèves du Lycée Saint Jean Baptiste à Reims y travaillent d’arrache-pied avec pour objectif qu’il soit livré à la Ville pour Noël.

C’est surtout un travail particulièrement pointu au niveau électrique. La structure en aluminium, fabriquée à l’époque par la société rémoise S3C, est, quant à elle,  en parfait état. C’est un vrai challenge technologique pour le lycée. Près de 150 jeunes s’y consacrent entourés par 8 professeurs. 5 d’entre eux en ont fait leur sujet de Bac STI. La technologie ayant considérablement évolué en trois décennies, le Luchrone sera désormais éclairé par un circuit de diodes. Celles-ci n’existent pas sur le marché. Les étudiants ont présenté, ce lundi, au cours d’une visite de leur atelier, la phase de prototypage en cours.. Marc Besancenez, le directeur technique du Lycée,  précise que la partie visible ne représente que 10 % de l’ensemble de l’ouvrage. 90 % sont, en réalité, en dessous, soit 8 m3  d’éléctronique. Le Luchrone sera un objet communicant, une sorte « d’oeuf 3.0 » pilotable à distance.

Livré à Noël, l’oeuf sera-t-il installé …à Pâques, vocation naturelle d’un oeuf ?  Si c’est le voeu, en forme de boutade d’Arnaud Robinet, ce sera peut-être un peu juste compte-tenu de la complexité de la réalisation. Le Maire de Reims a précisé que les services techniques réfléchissent actuellement à 3 ou 4  lieux d’implantation possibles. Ces lieux doivent pouvoir conjuguer contraintes techniques et visibilité. Ce seront ensuite les Rémois, eux-même, qui décideront du lieu retenu.

1 Commentaire(s) a propos du sujet: "Reims: le Luchrone ou la renaissance de l’oeuf"

  1. LEROY Francis | 4 juillet 2016 à 11 h 07 min |

    Ne pas oublier le souvenir de Jacques Darolles !

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*