Une avancée médicale majeure grâce à l’Institut de Biotechnologies Jacques Boy de Reims

Depuis maintenant 12 ans, l’Institut de Biotechnologies J. Boy, installé à Reims dans le parc technologique Henri Farman, a investi 2 millions d’euros sur ses fonds propres, sans subvention publique, pour mettre au point, en collaboration avec des équipes de recherche françaises de renom, un dispositif médical de diagnostic in-vitro innovant apportant un progrès majeur dans la surveillance des femmes enceintes rhésus négatif (15% des femmes enceintes sont de groupe rhésus négatif). Les premiers travaux de recherche ont débuté dès 2004, en étroite collaboration avec le Centre National de Référence en Hémobiologie Périnatale (C.N.R.H.P. – Hôpital St Antoine), et l’Institut National de Transfusion Sanguine, avec l’aide des équipes des professeurs Jean-Pierre Cartron et Yves Brossard.

Cette avancée médicale très innovante vise à identifier le gène rhésus-D du fœtus présent sur l’ADN fœtal circulant dans le sang de la mère, et ce grâce à une simple prise de sang veineux prélevé chez les femmes enceintes rhésus négatif, donc sans aucun risque pour le fœtus, dès le premier trimestre de grossesse. Son caractère non invasif permet sa généralisation chez toutes les femmes enceintes rhésus négatif avec un bénéfice majeur.

La décision, attendue depuis 2011, du remboursement de cet examen biologique par la caisse nationale d’assurance maladie, a été publiée au Journal Officiel du 22 juin dernier. Elle permet ainsi à toutes les femmes enceintes rhésus négatif de bénéficier d’une prise en charge de ce test prescrit par les gynécologues obstétriciens, et ce à partir du 15 juillet 2017. Si le test est négatif, le risque de voir apparaître des anticorps anti-Rhésus D chez la mère n’existe pas. La grossesse pourra alors être surveillée de manière habituelle, et ne nécessitera pas de prise en charge spécialisée. Et dans ce cas, les injections d’Immunoglobulines anti- rhésus D, jusqu’à présent réalisées systématiquement et à l’aveugle, ne servent à rien, et exposent ces patientes à un acte inutile. Par ailleurs, les recherches d’anticorps anti-Rhésus D durant toute la grossesse sont ici allégées. En cas de positivité du génotypage rhésus fœtal, il existe une situation dite d’incompatibilité sanguine fœto-maternelle, ce qui justifie une surveillance plus étroite : recherche d’hémorragies fœto-maternelles, titrages et dosages d’anticorps anti-Rhésus, recherche de signes d’anémie fœtale par l’échographie et le Doppler.

Ce test, recommandé par le Collège des Gynécologues Obstétriciens Français depuis 2006, et préconisé par la Haute Autorité de Santé depuis 2011, est donc un vrai progrès pour les femmes enceintes rhésus négatif. La précocité du dépistage assure un suivi médical plus ciblé des grossesses à risque, une meilleure prise en charge, permettant ainsi d’éviter des complications graves pour le fœtus, tout en simplifiant le parcours de soin. C’est aussi une source d’économies puisque la non prescription des injections permettra d’économiser près de 8,5 millions d’euros par an, selon nos confrères de Sciences&Avenir.

L’Institut de Biotechnologies J. Boy, certifié ISO 13485, labellisé Bpi Excellence, produit dans ses laboratoires rémois le premier kit de génotypage RhD fœtal en Europe qui répond aux exigences réglementaires européennes et au Code de la Santé Publique concernant sa mise sur le marché (D.M.D.I.V. label CE/IVD). Il est mis à la disposition des laboratoires spécialisés ayant un agrément pour le diagnostic biologique prénatal. Selon la Haute Autorité de Santé, le nombre annuel de tests qui seront réalisés en France est évalué de 208 000 à 250 000 tests.

L’Institut de Biotechnologies J. Boy, dirigé par le docteur Marc Menu, voit ainsi ses travaux de recherche, de conception et de mise au point enfin récompensés, ce qui devrait lui permettre de tripler son chiffre d’affaire, mais aussi assurer le financement d’autres projets collaboratifs innovants actuellement en cours en rapport avec la grossesse, en collaboration avec des structures académiques et hospitalières spécialisées.

 

Source Institut Jacques Boy-Photo Docteur Marc Menu ©refletsactuels.fr

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