Carnets gourmands d’ Italie

credit photo: P. Foucher-Fossati

Ecrire un carnet de voyage gourmand sur l’Italie à l’approche des vacances peut s’avérer un exercice de style très facile, si on réduit ce beau pays aux cartes postales gastronomiques, type, pizza Napolitaine, cantuccini toscans, pasta basilic et lambrusco qui améne le plus grand nombre a croire que tous les vins italiens sont sucrés et pétillants et que la pizza arrive forcément en mobylette…. Trop courte, « slow » expérience….Pascal Foucher

credit photo: P. Foucher-Fossati

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Alors commençons en douceur avec un petit circuit aux portes de la France chez nos proches cousins Piémontais et donnons nous rendez vous à Turin , longtemps qualifiée en Italie de belle endormie,mais qui a retrouvé tout son lustre depuis les jeux olympiques d’hiver. Bienvenue donc dans la capitale des « café storico » où chaque soir on refait le monde autour d’un campari , d’un verre d’Erbaluce, le tout accompagné par des tramesini (petits sandwich triangulaires fourrés)et antipasti qui rivalisent de créativité gustative.

Ici, pas besoin de faire d’opération « open bar ou before » pour attirer le chaland , le rassemblement à l’heure apéritive dans chaque café , du plus simple au plus élégant, est inscrit dans les gènes. Chaque année, la ville organise un concours du meilleur bar et l’élection du meilleur barman , avec un jury composé des acteurs de la ville et des concitoyens eux mêmes.

Partons ensuite dîner au restaurant Tre Galline pour découvrir leur très célèbre bollito Piémontais, pot au feu local, composé de boeuf, porc, veau, le tout accompagné d’un cépage Dolcetto d’Alba, vin rouge élaboré dans les Langhe (collines bordant le Tanaro affluent du Pô).

Si vous avez choisi un gîte ou un hôtel à 30, 40 kilomètres au sud de la ville (vers Barolo, par exemple),bravo! Mais, profitez en pour vous lever tôt le matin, et profiter d’un magnifique spectacle à 180°, du lever de soleil perçant les brumes matinales de ces douces collines.

Barolo, le mot est lâché, vous êtes au coeur de l’Italie du vin et du cépage roi le Nebbiolo. Ce même cépage vous donnera à quelques kilomètres prés, les vins Barbaresco et Roero. A l’image des hommes de cette région, ce cépage demande à être apprivoisé, car son austérité apparente, pourrait en décevoir plus d’un ou d’une, qui ne saurait percevoir toutes ses qualités cachées et a venir.

Pour mieux comprendre ce vin et la culture gastronomique qui l’accompagne , précipitez vous à Pollenzo, où dans cette ancienne cité, le mouvement slow food a crée l’université du goût et la banque du vin. Deux mille ans d’histoire vous attendent dans cette enceinte Romaine.

Précipitez vous chez G (restaurant Guido), pour déguster en période de « l’or blanc », le râble de lapereau en bogues de châtaignes et copeaux de truffe blanche. Incomparable truffe blanche, aux senteurs qui séduisent ou déroutent, classiquement utilisée dans le risotto(fait avec les riz carnaroli ou arborio issus des rizières très proches entre Turin et Milan).Les vrais initiés eux, sauront l’acoquiner avec une simple mousse au chocolat ou en déposer sur la mousse de lait d’un cappucino.

Nous arrivons à Cherasco où la « tondo gentile a été élue reine de la région ». La tondo gentile,c’est la première noisette d’appellation, qui lorsqu’elle a « subit l’outrage » de l’art de la tostature »(grillé) et qu’elle s’est « vautrée » de plaisir dans le chocolat fondant , devient Baci (baisers)de Cherasco, produit à se damner, et en partance directe pour nos hanches.

L’espace de gourmandises qui m’était réservé étant déja largement dépassé, j’ai juste le temps de vous dire que nous avons à peine vu 5% de cette région, de là a en conclure que ce voyage était un ristretto, seul un Pièmontais vous le confirmera….

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