La D.C.R.I: Le renseignement au service de l’économie

 Sécurité, sureté et intelligence économique, en Champagne-Ardenne, comme partout en France …La Direction Centrale du Renseignement Intérieur, au service de l’économie

La lutte contre le terrorisme, la lutte contre l’islamisme radical, la lutte contre les subversions violentes et l’intelligence économique, de ces quatre missions résumant l’action de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), la première s’impose en termes de sécurité générale, comme en termes d’éventualité.

« L’islamisme radical, précise Jean-Marc Durkowski, Directeur Adjoint de la DRRI (Direction Régionale du Renseignement Intérieur) de Champagne-Ardenne, peut mener au terrorisme. Il appartient à nos services de repérer les individus porteurs d’une volonté de nuire sur le territoire français. L’appel à la guerre sainte est un exemple de cette incitation à la violence. A nos services de déterminer la dangerosité des projets de ces groupes et d’engager les procédures judiciaires adéquates ».

Nous sommes en Province et il faut savoir que ce terrorisme latent n’appartient pas exclusivement à Paris ou à la région parisienne. Les filières de recrutement des fanatiques pour le jihad passent aussi par la Province. On recrute partout en France. Sans jamais mésestimer ce travail, la compétence la moins spectaculaire, mais non la moins importante, est celle de l’intelligence économique. A ce niveau, on peut remarquer que notre économie est en danger permanent. La perte de savoir-faire des entreprises françaises a plusieurs sources. L’une d’entre elles est le fait pour certaines unités de production d’ignorer le danger de l’espionnage économique.

Le contre espionnage économique
Sur ce thème, Jean-Marc Durkowski précise : « On minimise, trop souvent, le domaine réservé de la recherche, des brevets et des applications, dans un tissu international extrêmement concurrentiel. Et c’est ce contexte qui impose une veille technologique stricte. Pas besoin de focaliser sur les technologies sensibles, du style armement, aérospatial et similaire. L’espionnage industriel est devenu plus vaste. La guerre économique englobe quasiment toute l’économie, avec des moyens de plus en plus sophistiqués ».

Les informations sensibles sont, aujourd’hui, autant commerciales que technologiques. Le rôle de la DCRI est d’abord préventif : signaler, informer et prévenir les industriels des risques de pillage encourus. Quand une entreprise ou un laboratoire travaille sur une technologie innovante et qui peut s’avérer rentable, des manifestations d’intérêt se mettent quasi-automatiquement en place autour de ce travail.

La prévention maître-mot de l’innovation
Se sont souvent des anomalies de comportement, autour du projet en cours qui peuvent intriguer. Ces anomalies sont, pour la DCRI, des signaux d’alerte. A charge pour elle de conseiller les entreprises dans la mise en place des dispositifs de défense sécurisant la recherche susceptible d’espionnage. Le plus efficace, dans cette mission économique, est de travailler sur l’humain.

S’informer pour mieux agir, une exigence que souligne Jean-Marc Durkowski : « Il nous faut donc acquérir une connaissance qui englobe l’économie au sens vaste, la technologie des uns et des autres, les process d’élaboration, les marchés en cours ou en conquête et surtout les hommes qui gravitent autour de ses différents segments du développement de l’entreprise. Sur ce dernier point, il nous appartient d’établir des rapports de confiance réciproque ».

D’une manière générale, cette mission de prévention est bien perçue par les chefs d’entreprise. Peu d’entreprises, sur des secteurs potentiellement sensibles, ignorent le risque de guerre économique. La confiance n’existe pas à ce niveau. Tout le monde peut trahir. Et les exemples ne manquent pas.
En Champagne-Ardenne, où sont les secteurs les plus sensibles à ce genre d’agressions ? Toutes les filières à valeur-ajoutée sont attaquables. L’industrie pharmaceutique ou la métallurgie sur des petits métiers spécifiques  sont attaquables. On a vu par exemple, en Champagne-Ardenne, une tentative de rachat d’une entreprise métallurgique, par un groupe étranger, dont le seul but, inavoué, était l’appropriation d’une machine spécifique et hautement performante. L’acheteur ne venait pas acquérir une entreprise, son seul intérêt était l’appropriation d’une machine déménageable ou copiable.

Qui sont les fonctionnaires de la DCRI ?
« Des officiers, qui ont des compétences et des connaissances. On ne travaille pas en uniforme. On est armé quand il le faut. Officiers de Police Judiciaire, nous sommes là où l’on ne nous attend pas forcément. Portrait-robot ? Du bon sens, de l’opiniâtreté, de la curiosité intellectuelle et de la persévérance et une énorme humilité. Parce que ce que nous faisons n’est pas public. Pas de gargarisme. Manque de reconnaissance ? Pas de commentaires. Des bannis de la reconnaissance publique ? Ceux pour qui nous travaillons savent ce que nous faisons et c’est suffisant. Un chiffre : des centaines de millions d’euros sauvegardés chaque année pour l’économie française ».

Avec quelle  pédagogie d’ensemble ?
Un travail de sensibilisation auprès du monde industriel et scientifique. Des réunions d’informations et d’échanges, y compris avec le grand public, pour avoir des relais d’opinion  et de veille, les plus vastes possibles. Ainsi, la DCRI veille aux intérêts de la Nation, en France et à l’extérieur. Travail de l’ombre pour doper le meilleur de l’économie française, du développement, de la recherche, de la création et des emplois.

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