En quête d’un investisseur, le groupe Courlancy regarde vers l’avenir

Le groupe de cliniques Courlancy a fêté en ce début de semaine ses 40 ans.  Une occasion de retracer son histoire et de faire un point sur le projet de transfert de ses activités à Bezannes.

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C’est en 1973 que deux médecins gynécologues rémois, les Docteurs Bertrand et Malassagne fondent la polyclinique Courlancy. La ville compte alors pas moins de 18 établissements privés de soins. Il faudra 34 ans pour que les regroupements s’opèrent et que la Polyclinique Saint-André et les Bleuets du Docteur Bazelaire, par ailleurs, Président du Stade de Reims, intégrent le Groupe . D’autres établissements viennent les rejoindre. Aujourd’hui, ce sont 2000 salariés et 300 praticiens qui travaillent sur les 8 sites répartis dans la Marne, l’Aisne et la Haute-Marne.

Quelques dates marquent aussi la volonté du groupe d’offrir une médecine de qualité et à la pointe de l’innovation: en 1979, c’est à Courlancy que naît Astrid le premier bébé éprouvette de la région, en 1995 arrive la scintigraphie et en 2007 le premier robot chirurgical du groupe.

J-L-Desphieux-1_crSelon son Président, Jean-Louis Desphieux, le Groupe Courlancy est une structure très rare en France. Tous les praticiens sont actionnaires, de façon égalitaire, de la société exploitante. En 2012, le C.A réalisé est de 150 M € pour 100 000 actes médicaux avec une marge de 4 à 5 %. Une rentabilité complexe à maintenir avec des charges en augmentation permanente et des tarifs qui stagnent. Le groupe, qui ne distribue pas de résultats, mène aussi une politique très volontariste en matière sociale. Un accord d ‘intéressement est en cours d’élaboration avec les représentants du personnel.
Si la construction du groupe n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, en raison de situations conflictuelles au sein de la gouvernance, aujourd’hui le consensus est réalisé pour être prêt à un nouveau défi, celui de la création du Pôle Bezannes-Bleuets.

A horizon de fin 2017, les sites Courlancy et Saint-André devraient être transférés sur Bezannes à proximité de la gare TGV. Seuls les Bleuets, encore récents (15 ans), resteraient en fonction et constitueraient un pôle « Orthopédie ». Toutes les autres spécialités trouveront place dans un établissement exemplaire,  » l’un des premiers établissements médicaux de France » selon Jean-Louis Desphieux.  » Ce projet, explique encore le Président du Groupe, est totalement indispensable et Bezannes était le meilleur site.  Courlancy et Saint André sont encore très performants mais ne le seront plus dans le futur ».  Confié à l’architecte rémois, Jean-Michel Jaquet, le projet Bezannes représente un investissement de 100 M€. Les retombées économiques induites sont très importantes et, pourtant, aucun fonds public ne soutient ce projet qui contribuera, affirme le groupe, à l’attractivité du territoire.   » le pôle Bezannes, très facile d’accès, devrait attirer les patients de l’est parisien qui trouveront plus confortable d’être en soins à Reims ».  Un équipement de très haute technicité qui devrait aussi attirer les praticiens.

Pour tenir le calendrier annoncé, première pierre en 2014 et fin des travaux fin 2017, reste, ce qui ne semble pas inquiéter les dirigeants, à trouver l’investisseur, dont le Groupe Courlancy deviendrait locataire.

 

 

1 Commentaire(s) a propos du sujet: "En quête d’un investisseur, le groupe Courlancy regarde vers l’avenir"

  1. Que pensez d’une clinique qui privilegie l’argent au detriment de la santé des patients ? Les accidents mortels augmentent. Le personnel se tait..Le manque de personnel est stupéfiant ! Les familles des victimes exigent la verité sur bons nombres de problèmes dramatiques comme ces chirurgiens interdits d’excercer depuis…Cette nouvelle clinique serait à dix kilometres de Reims. Qui a envie d’y aller dans ces conditions ?

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