Des abeilles et des hommes au Parc de Champagne

 C’est l’expo photo annuelle du parc de Champagne, présentée dans le cadre de « Un été à Reims » jusqu’au 2 novembre.

abeilles et des hommes-200

Eric Tourneret

On y découvre une centaine de grands formats (des photos d’1,20 m sur 1,80 m) autour de l’apiculture et de l’abeille vue sous toutes les coutures et « piqures »  et dans toutes ses couleurs, du brun clair au noir, réalisées par le photographe Eric Tourneret. Chaque photographie est d’ailleurs inséparable de sa légende. Et les textes sont tous présentés en français et en anglais.

Né en 1965, Eric Tourneret a grandi dans un village près d’Annecy et vit à Saumur. Son enfance entre lac et montagnes le sensibilise à la beauté sauvage des milieux naturels. A 17 ans pendant son service militaire, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, la rencontre d’autres cultures et la photographie qu’il appréhende depuis comme un « outil à raconter » comme « un outil pour aller à la rencontre de l’autre ». Il travaille totalement en numérique depuis 2003.  Questions de curiosité ?

–           Pourquoi ce travail sur les abeilles ?

J’ai grandi dans un village à flanc de montagne, au-dessus d’Annecy. Quand j’ai découvert les mortalités d’abeilles, mon instinct d’enfant de la campagne m’a dit que quelque chose ne tournait plus rond dans notre rapport à la nature. J’ai choisi de m’engager pour les abeilles et pour transmettre l’idée d’une nature vivante.

–          Quel est le principal apport de l’abeille à l’humanité ?

C’est la pollinisation de toutes les plantes à fleurs, fruits et légumes compris. Imaginez que les abeilles rendent chaque année un service gratuit vital à l’humanité, chiffré par l’Inra à quelque 155 milliards d’euros. Ce n’est pas coté à Wall Street, mais c’est énorme comparé au chiffre d’affaires d’une entreprise internationale comme Monsanto, qui est (seulement) d’un milliard de dollars US.

–           Est-il vrai que les abeilles disparaissent ?

Oui, dans beaucoup de pays, l’exportation de notre modèle agricole de paysan contribuable, propriétaire de centaines d’hectares, la monoculture intensive à l’aide d’engrais, de pesticides, d’herbicides et bientôt de plantes OGM, affaiblissent les colonies d’abeilles. Des déserts verts sans insectes apparaissent dans le monde entier. Nous sommes dans une civilisation de l’extrême. Notre agriculture fonctionne au pétrole, elle est dépendante de subventions, et ce n’est certainement pas un modèle à exporter. De plus, elle génère des besoins énormes en irrigation, un non sens quand on sait que l’or de demain sera l’eau potable…

Et il y a au moins une bonne raison de s’intéresser aux abeilles sur le territoire de Reims

Reims Metropole  travaille depuis plusieurs années avec la filière apicole pour développer l’implantation de ruches en ville.  Saviez-vous d’ailleurs que le service de la pollinisation de l’abeille est indispensable à la nature ? Sans lui, 80 % des plantes à fleurs ne produiraient plus de fruits ! Mais sur place, au parc de Champagne, vous en apprendrez bien plus encore sur les abeilles et sur leur place dans la société des hommes…

 

Source: Communication Reims Metropole

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