Premières notes du Reims Jazz Festival 2015

Le caveau Mumm, récemment rénové, a accueilli ce mardi la soirée de lancement de ce 22ème festival.

Le trompettiste Alain Vankenhove avait invité pour l’occasion des musiciens de renommée inernationale, le pianiste Uri Caine, le batteur jeff Ballard et le contrebassiste Sébastien Boisseau pour une création intitulée « point of view ». En début de soirée, France Musique avait enregistré son émission  » Open Jazz » qui sera diffusée à l’antenne ce vendredi à 22h30. Prochaine soirée du RJF jeudi 15 octobre à la Villa Douce avec « Un Poco Loco », un projet né de la « jazz fabric » de l’Orchestre National de Jazz.

Jusqu’au 7 novembre,un programme d’exception pour ce millésime 2015 : 14 concerts, 50 musiciens, des artistes venus des Etats-Unis, du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Italie, de la Serbie, du Cameroun et du Mali … Des Français et des régionaux… Le Reims Jazz Festival, vitrine de l’association djaz51, est l’évènement annuel du Jazz en Champagne-Ardenne. Encore plus d’ambition, de découvertes, de magie et de croisements artistiques. Au piano, comme à la Direction artistique, Francis Le Bras, quelques notes sur le Jazz, Reims et le Festival. Interview Gérard Delenclos.

Le jazz, cette musique intrigante ?

Le jazz c’est la vie. Le jazz bouge. Son public grandit lentement mais sûrement, tous les milieux et toutes les tranches d’âge. C’est une musique de mélanges et de partages. Une musique de tous les continents. Un genre qu’on aborde de biens des manières différentes et moins compliqué qu’on le dit.

Le jazz à Reims ?

On l’enseigne au Conservatoire comme à l’Université. Il existe un public jazz à Reims, un public fidèle et un public qui découvre et qu’il nous faut accroître et fidéliser. Le milieu du jazz à Reims est assez dynamique. Notre association y contribue depuis longtemps. Les formes très variées de cette musique permettent d’attirer un public plus vaste.

Nous avons bénéficié, dans les années 90, de l’ouverture des Flâneries Musicales au jazz, au début par des animations modestes, puis ensuite par de véritables concerts. Le jazz n’est plus au programme des Flâneries, on peut le regretter.

L’histoire de djaz51 ?

24 ans d’existence, avec des débuts animés par un collectif de musiciens dont le but était de faire venir à Reims des musiciens prestigieux, d’aider les musiciens locaux à se former. Tout à faire dans une ville qui avait quelque peu oublier le jazz. L’idée de créer un festival du jazz est venue dès le début de la création de l’association.

Hors Reims Jazz Festival, l’association a beaucoup d’activités, notamment le fait d’assurer une diffusion du jazz à Reims (une trentaine de concerts et jam sessions), d’organiser une vingtaine de concerts par an, d’aller à la rencontre des publics pas forcément acquis à la culture et à ce genre de musique. On peut se produire à l’Opéra de Reims, au Conservatoire, à la Villa Douce, comme au Stalingrad, pour ne donner que ces exemples de diversité. Une de nos missions est d’expliquer le jazz et de sensibiliser le public à cette musique.

Le millésime 2015 de Reims Jazz Festival ?

Nous sommes aujourd’hui portés par un mécénat solide. Je pense, notamment à l’arrivée de Mumm, cette année, en renfort de nos partenaires habituels. Le mécénat est indispensable à la vie d’un Festival comme le nôtre. Nous avons assez vite grandi avec Pommery qui a été, à cette époque, un levier de développement de la manifestation.

Des concerts modestes, nous sommes passés à des têtes d’affiche du jazz mondial. Aujourd’hui, nous mettons en avant la création française et européenne, sans délaisser les têtes d’affiche et les musiciens locaux. Je tiens à préciser que le soutien de la Ville de Reims est capital pour Reims Jazz Festival.

Des têtes d’affiche, parmi d’autres ?

Uri Caine, John Scofield, Joe Lovano, Avishai Cohen, Mark Turner, John Greaves, Michel Portal, Bojan Z, Agathe Iracema, Petra Magoni, Laura Perrudin, Sophia Domancich, Heinz Sauer … Un lieu inédit : le Caveau Mumm, mais aussi l’Opéra, la Villa Douce, le Conservatoire, Césaré, le Stalingrad et la Spirale à Fismes. Dix lieux, à Reims, Epernay, Fismes et Bazancourt, vont accueillir l’exposition photo « Persistance rétinienne » d’Alain Julien, rétrospective de l’histoire du festival.

Un souhait pour le jazz à Reims ?

Si les salles de spectacle ne manquent pas, un lieu, modeste et fonctionnel qui serait à la fois un laboratoire du jazz, un lieu de résidence, de formation, d’enregistrement et de création.

 

Tout savoir sur Reims Jazz Festival 2015 ? http://www.djaz51.com

 

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