Reims fête la victoire

Ce jeudi soir, les rémois sont invités à se retrouver Place d’Erlon, en plein centre de Reims, pour fêter le retour de la « victoire ailée » sur la Fontaine Subé elle-même renovée.

Hier, dans la matinée, la statue a été remontée au sommet du monument et en soirée, les équipes techniques ont procédé aux essais de mise en lumière et de mise en eau. refletsactuels vous propose de revivre en images les moments forts de cette journée. Des moments qui n’ont pas laissé indifférents les internautes. Plus de 30 000 personnes ont vu, dans la seule journée d’hier, les vidéos sur la page Facebook du magazine @refletsreims.

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Cette « renaissance » se déroule en lever de rideau des Journées Européennes du Patrimoine. Avec la ville de Reims, de nombreux mécènes, 49 entreprises ou autres personnes morales et 96 particuliers, ont permis de mener à bien une opération d’ampleur. Dotée des dernières technologies, elle bénéficie d’une mise en eau en circuit fermé et d’un éclairage spécifique. Pour créer un circuit fermé pour l’eau et démultiplier les points lumineux équipés de leds, des tubulures en inox ont été placées à l’intérieur de la colonne et des bassins. Des projecteurs positionnés sur les façades alentour valorisent le monument, tandis que des projecteurs au sol et des points lumineux sur la colonne mettent en valeur les mouvements de l’eau.

17 mètres de haut, œuvre de l’architecte André Narjoux associé au sculpteur Paul Gasq, en pierre de Corgoloin (Côte d’or) et de Chassignelles (Yonne), la fontaine Subé est un symbole à Reims. D’abord le symbole d’une époque, celle des grands donateurs : en 1893, Auguste-Frédéric Subé (1807-1899), négociant rémois, fait de sa ville natale sa principale légataire et, par acte testamentaire, fait don de 540 000 francs dont une partie pour la construction d’une fontaine monumentale. Ensuite un symbole de la ville et de son économie : érigée en 1906 sur la place Drouet d’Erlon, cœur de la vie économique et sociale de Reims, elle représente un groupe sculpté d’allégories dont la figure de Reims – représentée par une femme couronnée et drapée – le dieu Mercure, la vigne, le commerce, l’industrie et l’agriculture. Enfin un symbole d’histoire. Si la fontaine a traversé presque sans dommages la Grande Guerre, les années d’occupation nazie verront en effet le dépôt de la statue de la Victoire ailée qui y trônait : le bronze est alors récupéré par l’occupant. La fontaine Subé ne retrouvera sa Victoire que le 24 décembre 1989, grâce à l’architecte Bernard Fouqueray et à la filleule de Paul Gasq, Madeleine Morin. Au XXI e siècle, le monument demeure un point de ralliement spontané de la population à l’occasion de grands événements tels que les victoires de l’équipe de France lors du Mondial 1998, les exploits du Stade de Reims, les fêtes du 14 juillet, …

La souscription publique ouverte pour cette restauration aura suscité un bel engouement avec 154 000 € de dons financiers recueillis. Plus encore, le mécénat en nature et en compétence apporté par des entreprises est estimé à 450 000 €.

Pour accompagner l’évènement, le musée Le Vergeur accueille une exposition coproduite par la ville de Reims et par la Société des Amis du Vieux Reims. «La fontaine Subé d’hier à aujourd’hui », un ensemble de documents d’archives provenant de la bibliothèque Carnegie, du service des Archives municipales et également de prêteurs particuliers sollicités après le lancement de la souscription publique. Des photographies prises dans les années 1900 jusque dans la période récente des travaux et des plâtres de travail d’ensembles sculptés, des moulages et instruments de sculpteurs et tailleurs de pierre sont également présentés.

Pour marquer la soirée inaugurale autour de la fontaine Subé, la ville de Reims a fait éditer par la Monnaie de Paris des médailles événementielles à l’effigie de la Victoire ailée. Elles seront distribuées au public présent.

 

 

 

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