Charabia Festival : une ambition culturelle rémoise

La création d’un festival est sans doute à la culture ce que l’innovation est à l’industrie : une indispensable façon d’avancer. Avec Charabia Festival, Reims innove culturellement et affiche ses ambitions de porter haut les couleurs de la chanson française.

De la même manière que l’on parle du Printemps de Bourges (créé en 1977) ou des Francofolies de La Rochelle (1985), citera-t-on dans quelques années le Charabia Festival de Reims, dont la première édition se déroulera du 5 au 8 octobre, comme une référence du paysage culturel national ? C’est en filigrane – et même un peu plus – l’ambition affichée par les promoteurs de ce nouveau festival, au rang desquels Mathieu Barcella, l’Ambassadeur (avec un grand A) rémois de la chanson française, est en première ligne, avec le plus large soutien de la Ville.

Donne-moi une idée

Car, à la genèse de cette aventure – et c’en est une en ces temps de disette financière et de refrains anglo-saxons – il y a la demande formulée à Barcella par le maire, Arnaud Robinet, qui ne cache pas a passion pour la chanson française : « Donne-moi une idée ! » Il y a là comme une réminiscence du fameux « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton » du Petit Prince. Avec Pascal Labelle, adjoint chargé de la culture, Mathieu Barcella s’est mis au travail, faisant appel à ses partenaires et complices que sont Ulysse Maison d’Artistes et La Cartonnerie. Le résultat, c’est la naissance d’un « rendez-vous des amoureux des mots et des oreilles curieuses », dédié à la chanson française et à la poésie sous toutes ses coutures. Un rendez-vous appelé – c’est… l’idée – à devenir celui d’une chanson française – et francophone – intemporelle puisqu’en effervescence permanente, tout à la fois drôle, décalée, sophistiquée, cousue main, urbaine, champêtre… On l’a compris, il y en aura pour tous les goûts, tous les âges !

A contre-courant

A l’heure où bien des festivals ont du mal à seulement survivre, où nombre baissent le rideau, la création du Charabia Festival s’inscrit donc à contre-courant de la tendance actuelle. Et c’est ce qui a plutôt séduit les artistes programmés pour cette première édition, avec des valeurs sures comme Mathieu Boogaerts (jeudi 5 octobre) et Olivia Ruiz (vendredi 6 octobre), et des « découvertes »… à découvrir, à l’image de Buridane (jeudi 5 octobre) ou encore d’Askehoug (vendredi 6 octobre). Ils seront entourés et accompagnés, pour les citer tous, de Tété, Ben Ricour, Kacem Wapalek, Biglo & Oli, sans oublier Icibalao et Epikoi Enkor dans le cadre de l’après-midi jeune public du 8 octobre.

Un bel avenir ?

Ce panel large et réaliste de la chanson française du moment dépasse déjà les espérances initiales des promoteurs du festival – Barcella lui-même n’imaginait pas un tel enthousiasme – et leur laisse présager une belle année 2018. Car Barcella se projette volontiers dans l’avenir, faisant observer que La Rochelle, par exemple, n’est pas une ville culturellement plus dynamique que Reims ! Et la future salle de spectacle de 9000 à 10 000 places attendue pour 2020, serait alors un bel écrin et un beau tremplin pour l’encore jeune Festival Charabia. Prenons rendez-vous.

Informations et réservations
La Cartonnerie : 03 26 36 72 40 – info@cartonnerie.fr
www.charabiafestival.com

 

Photo: de gauche à droite : Cédric Cheminaud (La Cartonnerie), Mathieu Llamas (Ulysse Maison d’Artistes), Barcella et Arnaud Robinet (maire de Reims), lors de la présentation du Charabia Festival 2017.

 

 

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