Les Flâneries de Reims version 2018

La hache de guerre était-elle vraiment enterrée ? Force est de constater que ce matin, dans le salons de la maison Louis Roederer, la présentation du programme des Flâneries Musicales de Reims a été l’occasion d’un hommage appuyé à l’ancien Président Jean-Louis Henry par celle qui a pris sa place fin 2017, Claire Taittinger.  Même hommage, mais moins surprenant, celui de Jean Philippe Collard, le Directeur artistique avant de révéler la programmation.

L’édition 2018 se déroulera du 20 juin au 12 juillet. Le projet de concert Place Royale, annoncé lors de la présentation du bilan 2017, semble avoir été abandonné puisque comme d’habitude la soirée d’ouverture aura lieu à la basilique Saint Rémi. On pourra y entendre la 9ème symphonie de Beethoven interprétée par l’Orchestre National de Lorraine et le Choeur Nicolas de Grigny.

Dans cette édition, le « piano sera roi » annonce Jean Philippe Collard qui annonce deux stars de l’instrument, Grigory Sokolov « un géant au service de Joseph Haydn » qu’il jouera le 22 juin à l’Opéra de Reims et Anne Quéffelec qui envoûtera le cloître de Saint Rémi avec Bach, Vivaldi, Haendel ou encore Mozart le 10 juillet.

En cette année qui marque la fin des célébrations du centenaire de la 1ère guerre mondiale, les Flâneries proposeront dans la Basilique Saint-Rémi l’immense War Requiem de Benjamin Britten. Une oeuvre qui nécessite pour son interprétation un grand orchestre, un orchestre de chambre, un grand chœur  et un chœur d’enfants.

Dans un tout autre registre, le 30 juin, au Domaine Pommery, Fabien Ruiz improvisera sur quelques grands standard de jazz tout en faisant découvrir, avec son trio,  l’art de la claquette. Si son nom ne vous dit rien, rappelez vous simplement que Fabien Ruiz est le coach et chorégraphe du film aux 5 Oscars « THE ARTIST  » !

Quant au traditionnel concert pique-nique du 21 juillet, il fera honneur à Tchaïkovski interprété par l’Orchestre National de Lorraine, Jean Philippe Collard au piano et Kerson Leong au violon.

En clôture de son intervention,le Directeur artistique a adressé ce message devant les élus, mécènes et médias présents « il faut à Reims le  grand festival de musique classique que la renommée de la ville exige. L’équipe est prête à relever cette ambition ! » Alors que manque-t-il ou manquerait-il à Jean Philippe Collard pour poursuivre sa mission en 2019 ?

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