Le Royal Champagne, une pépite touristique au cœur des vignes 

Ils sont des passionnés de l’art de vivre à la française, le couple américain, Denise Dupré et Mark Nunnely, viennent d’investir des dizaines de millions d’euros dans le Champagne (Leclerc Briant en 2012), l’oenotourisme de haut de gamme (Le Royal Champagne en 2014), le Bourgogne (le Domaine Belleville, la maison de négoce Le Manoir Mursisaltien et l’exploitation du Château et Clos de la Commaraine, en 2017, avec un projet de mini-resort), sans oublier l’hôtel 5 étoiles Le Barthélemy à Saint-Barthélemy, en reconstruction après le passage de l’ouragan Irma, ou encore la vitrine Leclerc-Briant et les chambres d’hôtes de l’Avenue de Champagne à Epernay.
Tradition, modernité, exigence de qualité, ces investissements annoncent une volonté affichée d’enracinement et d’expansion mesurée, une politique menée sur le terrain par des managers du vin
et de l’hôtellerie parmi les meilleurs. Pour ne citer que la Champagne, le renouveau de Leclerc Briant s’appuie sur la biodynamie dont la marque est précurseur depuis les années 60. La reconstruction à quasi cent pour cent du Royal Champagne fait renaître un des établissements fondateurs de la chaîne Relais et Châteaux, désormais piloté par Nicolas Béliard, un Directeur aux références mondiales. Diplômé des universités américaines de Cornell, Rollins et Princeton, Nicolas Béliard compte une vingtaine d’années d’expérience dans l’hôtellerie de luxe : Le Pierre (New-York), Le Four Seasons à Paris, Nevis (Caraïbes) et Genève, Le Peninsula à Hong-Kong, Bangkok et Paris. Le passage de groupes internationaux à une affaire familiale est un challenge qu’il attendait : « Le Royal Champagne est un hôtel indépendant et nous allons y exercer notre mentalité, notre responsabilité et une approche du métier dédiée à l’accueil et au bien-être de nos clients, hors de toute contrainte».

Un produit touristique hors norme

Le Royal Champagne nouvelle version propose 49 chambres et suites, signées Sybille de Margerie. «Pas plus et c’est un choix délibéré pour être au plus près de la clientèle » souligne Nicolas Béliard. Toutes les chambres forment un amphithéâtre moderne, dessiné par l’architecte rémois Giovanni Pace, avec vue imprenable sur la vallée, sur Champillon, Hautvillers et Epernay. « Un outil hors normes dans la région, voire au niveau national, de par ses prestations et compte tenu également du site sur le vignoble Patrimoine Mondial de l’Unesco». L’établissement dispose de trois terrasses de plus de 500 m² chacune, plusieurs espaces de réception et de dégustation, deux piscines, intérieure et extérieure, et un spa de 1 500 m² avec salle de soins, sauna et jacuzzi. A propos de cette installation conçue par le spécialiste français de réputation internationale Biologique Recherche, Nicolas Béliard précise : «Nous allons le gérer nous-mêmes, à partir de l’expertise du concepteur et avec du personnel formé».

Le retour des étoiles Michelin

Les deux restaurants du Royal Champagne, gastronomique et bistronomique selon les plaisirs du client et le rituel propre à chacun, seront orchestrés par Jean-Denis Rieublanc, Meilleur Ouvrier de France et doublement étoilé Michelin au Négresco de Nice, un palace qu’il a quitté au terme de dix ans avec une ambition claire : la conquête de nouveaux macarons pour la Champagne. Le Chef dispose pour cela d’un beau palmarès : La Tour d’Argent et La Pérouse, à Paris, le Carlton à Cannes, l’Eden Roc à Antibes, la Villa Florentine à Lyon, le Byblos à Courchevel, le Four Seasons à Terre Blanche, dans le pays de Fayence. Au menu ou à la carte : une cuisine proposant les produits de la région et les recettes signatures du Chef qui annonce : « Je me sens très inspiré par la Champagne et les pépites du Champagne».

La beauté d’une page vierge

L’état d’esprit du Directeur à quelques jours de l’ouverture ? « La beauté d’une page vierge, avec un produit incomparable, qui succède à une belle histoire, la réalisation d’un projet pas commun et la création d’une équipe. L’ouverture très prochaine et pleine d’émotion d’un tel établissement, avec l’envie d’y œuvrer le plus vite possible ». Lorsqu’il évoque ses objectifs, Nicolas Béliard va bien au-delà de la seule réussite de son établissement : « Nous avons un but : accroître la durée moyenne des séjours dans la région. Il existe en Champagne, mille et une autres choses touristiques à faire entre deux dégustations. A nous de présenter la région dans tous ses attraits. L’implantation du Royal Champagne n’est pas anodine et notre établissement a bien la volonté de mettre la Champagne en avant. Ici, nous allons d’abord vendre la Champagne ».
Lorsque l’on passe de 5 salariés, à la fermeture de l’ancien établissement, à 105 à la réouverture, il y a de l’humain dans cette aventure : « Tous en CDI, c’est une question de loyauté envers le personnel ». Denise Dupré et Mark Nunnely ont bien l’intention d’ancrer solidement leur création dans une Champagne rayonnante et l’oenotourisme n’a pas de saison pour Nicolas Béliard.

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