New-York vu par Michel Jolyot

La Champagne et le Champagne, qu’il photographie depuis plus de 30 ans, ont fait sa réputation. Mais avant de se consacrer à notre territoire, Michel Jolyot a arpenté les rues de New-York au tout début des années 80. Il consacre un livre à ses trois séjours dans les artères de la « Grosse Pomme ». En cours d’impression, l’ouvrage paraîtra le 14 novembre.

Textes signés du photographe lui-même et photos racontent cette ville hors norme de la fin des années 70 (les années 80 n’ont pas encore réellement commencé)  où culture et drogue rythment les jours et les nuits.  Woody Allen n’est jamais très loin. Pour la musique, on serait tenté de parcourir ces pages en écoutant, sur la suggestion du photographe, « Dirty Boulevard » de Lou Reed, l’un des morceaux de son album New-York. Et puis il y a les rencontres incroyables ou improbables de l’auteur comme celle avec John Lennon. Les clichés seront publiés dans Rock & Folk en février 1981. Autre rencontre: Lou Reed rencontré par hasard dans Christopher Street: « Excuse me, are you Lou Reed ? » Réponse « Yes!« . Michel lui offre trois tirages de John Lennon et poursuit son chemin. Celui qui est l’une des stars du rock à l’époque avec le Velvet Underground le rattrape « Thank you, Thank you very much ! » avant de disparaître dans la foule. Enfin, les deux étranges créatures qui font la couverture de cet ouvrage. Nous ne vous en dirons pas plus !

Nostalgie, il y a en a à l’évidence. « Ces photos sont sans artifice. C’est la pureté de l’instant de la prise de vues. Il fallait que le réglage et le cadrage soit juste et c’était mon truc » avoue Michel Jolyot. Nostalgie aussi dans l’omniprésence des « Twin Towers » inaugurées en 1973. On prend conscience de ce qu’elles représentaient dans New-York au bout de Manhattan avant le 11 septembre 2001.

Dans la préface, le comparse de Bruce Springsteen Eliott Murphy, une autre rencontre de Michel Jolyot, emprunte cette phrase à Charles Dickens « C‘était la meilleure des époques, c’était la pire des époques« . C’est en tous cas un pan d’histoire contemporaine que l’on apprend (ou ré-apprend) dans cet ouvrage iconique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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