Université de Reims: un bon « investissement » pour le territoire

Avec 2 450 salariés, l’université de Reims Champagne-Ardenne est le 5ème employeur du territoire champardennais. Elle génère un impact économique fort sur l’ensemble de son territoire, et singulièrement sur le Grand Reims. C’est ce que démontre l’étude réalisée par le cabinet UTOPIES® à la demande de la Présidence de l’URCA.

L’étude s’appuie sur l’outil économétrique « LOCAL FOOTPRINT® » développé par ce cabinet pour mesurer l’empreinte socio-économique d’une activité. Le modèle utilisé permet de déterminer non seulement les impacts, mais également leur localisation. En quantifiant les flux monétaires de l’université de Reims, quatre types d’impacts sont mesurés:

  • Les impacts « directs » qui correspondent aux salariés de l’URCA.
  • Les impacts « indirects » qui traduisent les retombées économiques générées par les achats ou les investissements de l’Université. Cette activité due aux commandes de l’université soutient des emplois chez les prestataires et fournisseurs et génère de la valeur ajoutée dans l’économie.
  • Les impacts «induits» correspondent à la capacité à pousser d’autres acteurs économiques à effectuer des dépenses de consommation. Ainsi, par exemple, grâce aux rémunérations versées aux agents de l’URCA, l’activité permet de soutenir la consommation des ménages sur les territoires. Cette consommation met elle-même en œuvre une chaîne de fournisseurs et génère de l’activité dans le tissu économique. L’analyse est la même grâce à la fiscalité versée par l’URCA et ses fournisseurs qui génère des dépenses et des commandes publiques et donc l’emploi public et privé.
  • Les impacts «catalytiques»  qui correspondent aux retombées associées à la consommation des étudiants de l’URCA et à son impact dans l’économie locale.

Ainsi se dessine la place de l’URCA dans le paysage économique et l’apport joué par l’université sur ses différents lieux d’implantation en termes d’emploi et de PIB, à l’échelle locale, nationale et, même, internationale.

Quels sont les principaux résultats que l’on peut retenir de cette étude pour Reims et le Grand Reims ?

L’URCA injecte au total plus de 120 M€ dans l’économie de l’aire urbaine de Reims (AU de Reims), via sa masse salariale (116 M€), ses achats (6.1 M€) et les taxes payées, auxquels viennent s’ajouter 114 M€ de dépenses de consommation des étudiants de l’université auprès de fournisseurs locaux. L’université crée localement 142 M€ de PIB. Avec pour 1€ dépensé, 4,2 € générés localement, l’étude chiffre à 512M€ « l’impact production » de l’établissement. L’ aire urbaine de Reims (AU de Reims) est celle qui bénéficie le plus des impacts engendrés par l’URCA : 4 332 emplois sont soutenus (soit 42% des impacts totaux de l’établissement). L’université soutient 3,5% des emplois totaux (en ETP) de l’AU de Reims. Le coefficient multiplicateur de l’université dans l’aire urbaine de Reims est de 1,9 : pour chaque emploi de l’URCA, 0,9 emplois supplémentaires sont soutenus dans l’AU de Reims. Les impacts de l’URCA sur l’AU de Reims sont davantage dus au fonctionnement de l’université (achats, masse salariale, fiscalité) qu’à la consommation des étudiants : 65% des emplois soutenus dans l’AU de Reims sont dus au fonctionnement de l’établissement, contre 50% en moyenne en France. A noter que Reims accueille 80 % des effectifs étudiants de l’URCA et que l’étude n’intègre pas l’activité rémunérée, compte-tenu de la nature de l’emploi (courte durée), qu’exercent beaucoup d’entre eux .

Si l’étude met en exergue les retombées économiques, elle ne prend pas en compte la plus-value apportée par l’université, sur d’autres critères, difficilement quantifiables mais facteurs d’attractivité, comme la formation, l’élévation du niveau intellectuel, la  diffusion de savoirs, les services offerts à la population, l’effet patrimonial, la compétitivité du territoire ou la création d’entreprise.

Quel est l’intérêt de cette étude ?

C’est de démontrer, chiffres à l’appui, que l’Université est  un acteur clé de ses territoires d’implantation,  de leur développement et de leur attractivité. Mais, comme le souligne, Guillaume Gellé, le Président de l’URCA, l’enseignement supérieur a un coût et celui-ci nécessite de construite l’avenir avec les « partenaires » que sont les diverses collectivités. « ils doivent disposer d’éléments pour convaincre leurs décideurs, élus ou conseils d’administration. Il y a beaucoup d’enjeux sur lesquels l’URCA peut agir et servir de levier de développement économique. Pour cela, l’Université doit être soutenue. Cette étude veut appuyer ce discours« .

 

EN CHIFFRES…

L’université de Reims Champagne-Ardenne est située sur 5 sites répartis sur l’ensemble du territoire champardennais : Reims, Troyes, Châlons-en-Champagne, Charleville- Mézières et Chaumont. L’étude mesure l’impact sur chacun de ses sites.

28 087 étudiants sont inscrits à l’université de Reims Champagne-Ardenne en 2019 (+1,05 % par rapport à 2018). Au total, 43857 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur dans l’académie de Reims.

L’URCA, c’est :

  • 1 393 enseignants et enseignants-chercheurs
  • 8 unités de formation et de recherche
  • 2 IUT
  • 2 écoles d’ingénieur
  • 1 INSPE (institut national supérieur du professorat et de l’éducation)
  • 1 institut de la vigne et du vin en Champagne
  • 30 laboratoires de recherche
  • 4 écoles doctorales

Photo Guillaume Gellé, Président URCA © refletsactuels.fr

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