Reims: La colère noire du monde de la nuit

Olivier Stroh, qui a créé et dirige l’Atrium à Reims, est aussi le représentant local du Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs. Il a adressé aux médias un communiqué à la suite de l’annonce faite ce lundi par le Premier Ministre de la fermeture des discothèques dès ce vendredi. Il a aussi répondu à nos questions quelques heures avant l’entrée en application de la décision.

Dans le communiqué, le monde de la nuit, dont il est un des piliers, pique une colère noire résumée ainsi « Ou comment reproduire sans cesse la même erreur… en espérant un résultat différent… »

Le communiqué poursuit: « ce lundi 6 décembre, en quelques secondes, le premier ministre a arbitrairement anéanti les trois derniers mois d’un travail consciencieux pour offrir à nos clients un endroit de fête parfaitement sécurisé et a ouvert la voie d’un scénario que nous avons malheureusement déjà vécu. En fermant en premier les seuls lieux de France qui ont obligation du double contrôle pass sanitaire + pièce d’identité, et donc les seuls lieux à réellement pouvoir être considérés comme étant à l’abri des fraudeurs, le gouvernement reproduit son erreur de l’été 2020 ! On entend déjà la suite début janvier prochain : non vous devez rester encore fermés car d’autres n’ont pas respecté les règles ! C’est le discours qu’on nous tenait déjà à la rentrée 2020… quand le deuxième confinement général approchait à grands pas… »

« Les ministres brandissent une étude sur les « risques de contamination dans nos établissements. Nous y opposons les 30 000 entrées réalisées à l’Atrium depuis notre reprise, sans aucun cas contact avéré, sans cluster identifié ! » s’emporte Olivier Stroh

« Nous nous dirigeons tout droit vers un confinement généralisé » poursuit le Président du groupe Obomo  » la fête qui est soit disant si meurtrière même pour les vaccinés ne s’est jamais arrêtée, à aucun moment. Qu’elle soit dans des lieux publics qui s’autorisent à profiter de notre fermeture, ou dans des lieux privés transformés : elle n’a juste absolument pas été encadrée. Il va en être exactement de même les quatre prochaines semaines« . Le représentant syndical conclue à l’adresse des politiques  » prenez vos responsabilités : si vous faites réellement cela pour protéger les français, assumez-le sans montrer votre peur des échéances électorales, ou alors laissez-nous travailler et laissez-nous vivre« . Olivier Stroh emploie plus d’une trentaine de personnes à l’Atrium.

Ce jeudi, à la lecture du décret d’application, Olivier Stroh y  a vu une note positive avec l’interdiction faite aux bars et restaurants d’organiser des soirées dansantes. Une mesure « oubliée en août dernier et qui engendrait une forme de concurrence déloyale« . En revanche, ce quadragénaire multi-entrepreneur a refusé d’ouvrir ce jeudi soir. Le décret fixait la fermeture à ce vendredi 6 heures. « si on est vraiment si dangereux, il fallait fermer tout de suite ! une mesure de bon sens et de sécurité pour éviter tous les débordements liés à une soirée perçue par beaucoup de clients comme la dernière avant longtemps ». A voir, la queue impressionnante ce jeudi soir vers minuit devant l’une des discothèques du centre-ville de Reims, l’analyse n’était probablement pas fausse.

 

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