Des résultats solides en 2021 pour le Crédit Agricole du Nord-Est

Année record pour le Crédit Agricole du Nord-Est avec 3 milliards d’euros de réalisation de nouveau crédits, un niveau supérieur à 2019. Le CANE conforte sa position de 1er banquier assureur dans l’Aisne, les Ardennes et la Marne.

Christine Gandon, la Présidente et Laure Lesme-Berthomieux, la Directrice générale se félicitent de ces résulats obtenus dans un contexte général de forte reprise de l’activité en 2021 grâce aux mesures gouvernementales de soutien à l’économie et à des taux d’intérêt qui sont restés très bas. Avec près de 785 000 clients (1 habitant sur 2), dont 30 000 nouveaux, la banque mutualiste finance 42 % des crédits de la région et collecte 43 % de l’épargne bancaire des acteurs locaux. Le CANE finance 50 % des projets « habitat » de son territoire et c’est aussi le 1er partenaire des investissements des entreprises.
Le produit net bancaire ( le chiffre d’affaires) s’élève à 421 M€ pour un résultat net de 107 M€, en hausse de 10 %.  2067 salariés travaillent dans les 118 agences et 52 centres d’affaires et dans la banque en ligne (Apy), la banque dédiée aux 18/30 ans.
Pour les deux dirigeantes, tout cela confirme la validité du modèle économique de banque coopérative et mutualiste à laquelle est adossée une activité d’assurance. Celle-ci fête cette année ses 25 ans et sa part de marché est de 10 %.

En 2021, les 68 caisses locales et la Fondation du Crédit Agricole du Nord Est ont soutenu 400 projets associatifs avec le choix très fort d’accompagner les jeunes. 500 000 euros ont été ainsi apportés pour les soutenir dans différents domaines: la mobilité, l’accès au digital ou l’alimentation. A noter qu’en prolongement de cet effort à l’égard des jeunes, la banque a intégré 20 % alternants de plus qu’en 2020. Au total, ce sont près de 500 jeunes qui ont été accueillis en alternants, stagiaires grandes écoles, emplois d’été  et une centaine en CDI.

Pour évoquer 2022, Christine Gandon et Laure Lesme-Berthomieux reconnaissent le manque de visibilité face au renforcement des tensions inflationnistes, au contexte international (guerre en Ukraine et confinement en Chine) et à la forte remontée des taux.

 

Jérôme Fourquet, invité du Crédit Agricole du Nord Est, regarde la « France dans les yeux »

Pour clotûrer la réunion annuelle d’information qui se tenait au Centre des Congrès de Reims, le Crédit Agricole du Nord-Est avait invité Jérôme Fourquet pour parler de la « France sous nos yeux : économie, paysages, nouveaux modes de vie« , son essai co-écrit avec Jean-Laurent Cassely.

Le Directeur du département Opinion de l’Ifop y explique la grande métamorphose qu’a connu la France entre 1980 et 2010, la période pendant laquelle l’économie du pays est passée d’une économie de production à une économie de services, commerces, consommation, tourisme et loisirs. Le politologue, habitué de C dans l’air sur France 5, donne une image qui llustre, selon lui, cette période. Le 31 mars 1992, le site historique et symbolique de Renault Billancourt ferme. 4 000 salariés y travaillaient encore. 10 jours plus, Eurodisney ouvrait à Marne-la-Vallée et 3/4 des 18-35 ans français y sont, depuis, déjà allés !
Deuxième observation de cette France regardée au fond des yeux: la »démoyennisation »de la société. Par là, il faut comprendre que la classe moyenne s’est écartelée entre le haut de gamme (illustré par l’iconique marque Prisunic fermée pour faire place à un Monoprix « prémium ») et le « hard discount ». C’est le règne de la grande distribution. Quarante années au cours desquelles Intermarché ouvrira 1500 magasins !. C’est de cette évolution que sont nées des zones « que le monde nous envient » les zones commerciales de périphérie avec, pour chacune, son hypermarché, son Norauto, son Buffalo Grill et son carrefour d’entrée devenu depuis le siège des Gilets jaunes.
Enfin, troisième observation, l’accélération de l’ouverture aux influences culturelles étrangères: l’Amérique (séries TV, Mc Do, dont la France est le 2nd marché mondial) et mainteant le Japon (et ses mangas). Sur ce territoire, deux France cohabitent: la « France du Triple A » (encore bien vues par les agences de notation) et la France de l’ombre, la France du TGV et la France où l’on ne s’arrête plus (les américains appelent ces territoires intérieurs aux USA les « flight over countries »).

Quelles solutions ?
Les « gilets jaunes » peuvent-Ils revenir ? « Il faut être un peu patient » répond, avec humour, le responsable de l’Ifop. Peut-on croire à la réindutrialisation ?  « on n’ouvrira pas des usines qui sont parties » mais on peut créer des activités productives liées à la transition écologique. On peut continuer à développer le « made in France » mais on n’arrêtera pas l’évolution de cette France d’Amazon. Un rappel: Coluche était pompiste en plein Paris dans « Tchao Pantin » ! .  C’était en 1983. Depuis, il n’y a plus de pompiste dans la capitale.

Pour Jérôme Fourquet,  une chose est sûre: la politique se met en conformité très tardivement avec cette évolution de la société française dans laquelle les fossés culturels et de modes de vie se creusent. L’avenir dira s’il est déjà trop tard pour sauver le »vivre ensemble » dans cette France qui est sous yeux.

 

Photo Jérôme Fourquet, Christine Gandon et Laure Lesme-Berthomieux  @ CANE

Soyez le premier à commenter "Des résultats solides en 2021 pour le Crédit Agricole du Nord-Est"

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.