Arnaud Robinet : « Reims me passionne »

Il est désormais, depuis le 21 Mai, le candidat investi par l’UMP à la Mairie de Reims. Portrait non retouché réalisé le 16 Mai.

AROBINET-510-SITEComment entre-t-on en politique ?. « J’ai eu, très jeune, la volonté de m’investir, au collège, au lycée, dans les associations. Faire des propositions pour que les choses avancent mieux, c’était ma façon de m’impliquer. Pourquoi ? Peut-être pour me sentir utile. Peut-être aussi l’envie d’être acteur plutôt que spectateur. Mon engagement correspondait à servir ce qui me paraissait le meilleur pour le groupe. L’idée de servir en politique est arrivée plus tard, vers la fin des années 90. C’est à ce moment que j’ai découvert ce qu’était un parti politique ».
Arnaud Robinet adhère à Démocratie Libérale en 1998. Le discours libéral d’Alain Madelin lui convient parfaitement. Il y trouve l’individu comme priorité dans le groupe. Que chacun prenne ses responsabilités pour que le groupe soit meilleur. Sa première campagne politique concerne les élections européennes. C’est Florence Mobuchon qui lui donne sa première mission locale dans ce parti : s’occuper des jeunes.
A 26 ans, il est élu aux municipales de 2002, avec l’équipe de Jean-Louis Schneiter. En 2008, fin de l’épisode Renaud Dutreil, Arnaud Robinet est élu député de la 1ère circonscription de la Marne, battant ainsi Eric Quénard, candidat du PS. Il avait auparavant participé aux municipales de la même année, sur la liste de Catherine Vautrin, municipales emportées par Adeline Hazan et la liste de gauche. Il est réélu député en 2012.

Dans les pas de Xavier Bertrand

Arnaud Robinet reconnaît un « patron » en politique : Xavier Bertrand. Il assume son choix lors des primaires UMP : François Fillon. Et il ajoute : « Tout s’est parfaitement passé, sans l’ombre d’une querelle entre les deux députés locaux, contrairement à d’autres exemples fâcheux ailleurs ». Aujourd’hui, Arnaud Robinet est député, depuis 2008, et conseiller général de la Marne, depuis 2011.
« La politique n’est pas un métier. C’est un investissement citoyen. J’aime ma ville et son avenir me passionne. Mon objectif est de participer pleinement à cet avenir. Mon choix est clair, quand l’opportunité se présentera, je choisirai un mandat local. Entendons-nous bien, je parle d’un mandat exécutif ».

Un seul mandat : la Mairie de Reims

Conclusion sans ambigüité : Arnaud Robinet est candidat aux prochaines élections municipales de Reims. En aucun cas il ne s’inscrira dans une division de la droite, ou de la droite et du centre. Déclaration encore plus ferme : « Il n’y aura qu’une seule liste de la droite et du centre, face à la gauche ». Alors, que dire de la fameuse « machine à perdre » de la droite et de la querelle latente, portée par certains, entre Arnaud Robinet et Catherine Vautrin ? Arnaud Robinet, tête de liste ? Réponse de l’intéressé : « A Reims, il y a de la place pour Catherine Vautrin, comme pour Arnaud Robinet. Celui qui sera candidat à la Mairie de Reims sera en tête de liste, c’est une clarté que nous devons à nos électeurs ». Subtilité ou non ? Partage intelligent des fonctions ? Et la réponse est nette : « Je suis candidat à la Mairie et Catherine Vautrin à la présidence de Reims Métropole ».

Les entreprises et l’emploi

Un projet pour Reims ? Arnaud Robinet insiste sur le programme prioritaire de la droite : au-delà du bilan de la gauche, c’est du redressement de l’économie locale qu’il est question. Avec cette obsession légitime : tout pour l’emploi ! Pour les moyens, la campagne à venir nous les dira. « Je suis un homme de terrain et je serai sur le terrain encore plus qu’aujourd’hui. Nous avons, avec Catherine Vautrin, un certain nombre de projets pour rendre notre ville et notre métropole encore plus attractives aux investisseurs ».
La guerre à droite n’aura pas lieu à Reims. Arnaud Robinet aura 39 ans en 2014. Il a bien l’intention de s’investir longtemps dans l’avenir de sa ville. Quel type de Maire sera-t-il ? Un homme humain et de contact. Deux adjectifs qui rappellent, toute proportion gardée, l’homme de terrain que fut Jean Falala. Mais pour le reste, ne pas se fier aux apparences. Ce sourire cache une conviction. La compétence plutôt que le copinage : « Je ne suis pas un homme de clan. Je suis ouvert à tous ceux qui veulent un meilleur avenir pour Reims. Rien n’est acquis, mais nous allons nous battre, tous ensemble pour réussir ».

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