Grand Reims: les ambitions d’un territoire

« Prévoir l’avenir en plus de gérer le territoire » c’est l’ambition du « projet de territoire » adopté par les conseillers communautaires du Grand Reims en séance le 24 juin dernier. Ni plan d’action, ni document réglementaire, le projet de territoire prend la forme d’une feuille de route qui fixe un cap collectif pour le développement partagé par les 143 communes de la Communauté Urbaine.

Catherine Vautrin, Présidente du Grand Reims et Jean-Pierre Fortuné, Vice-président

Pour Catherine Vautrin, la Présidente de Grand Reims, ce projet est « l’expression de notre capacité à se transformer » . C’est aussi une contribution au redressement régional, un défi pour assurer la cohésion de ce Grand Reims, « communauté des grands écarts » avec une ville dense (la plus dense de France) et une centaine de villages aux densités, à l’inverse, extrêmement faibles. Enfin, ce projet est un impératif pour répondre aux « aspirations de l’après-covid« .

Trois ambitions: « se réinventer, se resituer, se rassembler ».

Se réinventer, c’est pour les auteurs de ce projet, « passer de la rente des positions acquises à l’audace des positions à conquérir« . Ainsi, le Grand Reims doit miser notamment sur la bioéconomie grâce à ses forces agricoles, viticoles et agro-alimentaires.

Se resituer: il faut sortir cette configuration de « confins » du bassin parisien ou du Grand Est. Quitter le statut de « ville à une heure de Paris » pour devenir un « territoire de choix ». C’est donc  le sujet de l’attractivité au sens le plus large (enseignement, culture, tourisme…)

Se rassembler, enfin:  ce sera, est-il écrit dans ce document, la « proposition de mobilisation territoriale« , c’est à dire de la capacité à « se rassembler  et à se projeter ensemble« .

Une méthode

Le projet de territoire a été construit en 3 étapes répondant chacune à une question: D’où venons-nous, où voulons nous aller et comment veut-on y aller ? La 1ère phase de diagnostic a été réalisée par un groupe d’élus et de décideurs économiques animé par Jean-Pierre Fortuné, Vice Président. L’Agence d’urbanisme a apporté son expertise sur chacune de ces thématiques. La seconde phase a été participative avec une grande consultation en ligne qui s’est déroulée d’avril à juin 2021. La 3ème phase est celle de la concrétisation. De la grande enquête, il est ressort que, pour 68 % des participants, l’agriculture et la viticulture constituent les moteurs de l’économie du Grand Reims, le tourisme vient en seconde positon (37%). Quant aux priorités, aucune ne se détache vraiment: création et maintien d’emplois, transition écologique, dynamisme du centre-ville développement des mobilités douces…

Du concret

De ces ambitions découlent six chantiers principaux : développement économique, construction d’une identité de marque, mobilités, urbanisme intercommunal, attractivité résidentielle et accompagnement des communes. Chacun de ces chantiers  se déclinera en « fiche action, chiffrage et phase de réalisation« .  Ce sera, pour la Présidente de ce territoire, le « fil conducteur de l’action sur les 10-15 ans qui viennent« . C’est l’affaire de tous et pas seulement des élus. « il faut s’approprier le projet et en faire une réussite« .

Le détail du projet de territoire est sur le site du Grand Reims

 

Photo © refletsactuels.fr
Vidéo © Communication Grand Reims

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