Les Champenois interpellent les candidats aux européennes

Un accord sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) a été trouvé en 2013. Dans ce cadre, il a été décidé le maintien d’une régulation des droits de plantation du vignoble européen. Un nouveau mécanisme de gestion des autorisations de plantation, limitées à une hausse de 1 % par an, est applicable depuis 2016 et jusqu’en 2030. C’est cette date limite qui inquiètent les vignerons champenois qui interpellent à ce sujet les candidats aux élections européennes.
Cette perspective de dérégulation après 2030 pourrait avoir des conséquences à court terme notamment sur les chantiers de révision des aires d’appellations d’origine contrôlées, comme celui de l’AOC Champagne. « Les appellations ne peuvent pas courir le risque de voir des milliers d’hectares de nouvelles surfaces devenir du jour au lendemain libres à la plantation. Face au risque de surproduction qui pourrait déstabiliser les AOC et des régions entières, nous pourrions faire le choix de suspendre les travaux de délimitation en cours. Les appellations seraient alors figées et les perspectives de développement bloquées.» exprime Maxime Toubart, Président du SGV Champagne.
Les vignerons de Champagne demandent une prolongation de la régulation au-delà de 2030. « Nous demandons la suppression de la date limite fixée à 2030. En effet, l’outil de régulation est
indispensable car il permet de gérer la croissance du vignoble en lien avec le développement des marchés, de maintenir une production de qualité et un tissu d’exploitations viticoles viables et qui permet l’installation de jeunes. Il est nécessaire de pérenniser cet outil de régulation qui ne coûte rien aux Etats Membres» explique encore le patron des vignerons champenois.
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